| Il y avait des gars venus du monde entier montrer des portfolios invraisemblables au maître Gibson. C'était impressionnant. Moi, je n'avais rien à montrer: je ne faisais pas de photos et je n'avais pas compris à qui s'adressait ce stage. J'étais un peu hors sujet. Ce stage fut-il tout de même bénéfique ? N'ayant avec moi qu'un livre de poésie qui parlait de l'absence, de la rencontre, un truc un peu mystérieux, j'ai commencé à dessiner des choses un peu abstraites, des scènes à la Duane Michals. En une semaine, j'avais le temps. Puis j'ai photographié ces dessins pour les mettre dans mon cahier. C'était laborieux, mais je m'étais bien amusé. Arrive le dernier jour du stage où chacun doit rendre son bouquin. Comme nous étions nombreux, je pensais passer inaperçu... Je me trompais: je revois encore Gibson pointant un doigt vers moi pour me demander ce que j'avais faiUe lui présente mon travail, il tourne la douzaine de pages une première fois puis une seconde fois. |
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